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Les dispositifs de protection des bâtiments remis à neuf

Publiée le 02/10/2010
En 2007, la ville de Longvic (Côte d’Or – 21) connaît deux importants incendies volontaires qui l’obligent à prendre des mesures d’ordre techniques et organisationnelles pour sécuriser ses bâtiments publics. Son DGS, Philippe Chagnon se souvient.


Des incendies volontaires à Longvic… Etait-ce une première ?

Les ennuis ont commencé fin 2006, début 2007, mais sans doute y avait-il eu des signes avant-coureurs que nous n’avons pas sus détecter. Longvic est coupée par de multiples voies de communication, qui contraignent les élus à créer autant d’infrastructures publiques pour bien desservir la ville. Avec deux policiers municipaux, nous attendons beaucoup de la police nationale pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Or, de 10 agents en 2000, le poste de police nationale n’en comptait plus que 2 en 2007, malgré nos appels répétés, y compris devant les médias.

Sans faire de lien direct, il se trouve qu’en 2007, la salle de sports Pascal Bessière et notre halle de tennis ont été détruites par des incendies volontaires. Puis, pour couronner le tout, une voiture-bélier a été propulsée contre la façade de l’Hôtel de Ville.


Il a fallu réagir …

Evidemment, et je dois avouer que Smacl Assurances nous a un peu forcé la main ! Un audit de vulnérabilité a mis en évidence ce dont nous avions conscience : le nombre de bâtiments publics, 27, et leur dispersion, augmentent d’autant la difficulté de les surveiller.

Par ailleurs, ils n’étaient pas tous équipés de dispositifs anti-intrusion. Et pour ceux qui l’étaient, l’alarme sonnait dans le vide puisque nous n’avions pas organisé de télésurveillance ! Cela peut paraître insensé mais nous n’avions jamais eu de gros sinistres jusqu’alors.


Qu’avez-vous mis en oeuvre ?

En deux ans, nous avons remis à niveau tous les dispositifs de protection. La télésurveillance est assurée en journée par les policiers municipaux et la nuit et les week-end, par une société de gardiennage. C’est un coût mais nous ne voulions pas exposer nos agents ou élus en cas de cambriolage ou d’incendie.

Deuxième défaut : l’organigramme des clés. Jusqu’ici nous fonctionnons à la petite semaine avec des doubles de pass, l’armoire à clef se trouvait derrière l’accueil de la mairie à la vue de tous, … La ville a investi dans un organigramme de pass non copiables. Les codes sont affectés à chaque agent, en fonction de ses besoins, et non par bâtiment. On demande aussi de fermer les bureaux le soir. Le message est bien passé, cet organigramme a responsabilisé les agents, chacun se sent détenteur d’une part de la sécurité des bâtiments. C’est plus difficile pour les personnes qui ne relèvent pas de la commune, tels les enseignants ou les associatifs, mais nous les avons de nouveau sensibilisés à la rentrée.

Enfin, nous avons créé un Interservice « Sécurité du patrimoine » composé du chef de la police municipale, du directeur des systèmes d’information et de moi-même. Un agent  assure les activations et désactivations des alarmes, gère les codes d’accès, effectue les vérifications et dresse les inventaires d’incidents.


Des nouveaux outils, une nouvelle organisation… Pour quel coût ?

Le budget des interventions s’est élevé à 17 000 euros l’année dernière, mais la plupart d’entre elles sont dues à de mauvaises manipulations ou des oublis de code. A cela s’ajoutent l’abonnement à la télésurveillance, 3600 euros par an et 200 000 euros d’investissement matériel. C’est un budget conséquent mais efficace : aucun sinistre n’est enregistré depuis 2009 et la télésurveillance nous a permis d’éviter cinq cambriolages et de maîtrise deux débuts d’incendie.
 
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